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Transplantation fécale, et les probiotiques ?

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Dr Harry Sokol, le microbiote : un acteur majeur

9èmes Assises Nationales des MICI, Paris 22 janv. 2016 – La transplantation fécale qui cible le microbiote intestinale en est aux balbutiements de la recherche dans les MICI. Une interview du Dr Harry Sokol de l’hôpital St Antoine à Paris

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Transplantation fécale : une piste porteuse d’espoir à considérer avec prudence

Lors des 9ème Assises des MICI sous l’égide de l’Afa, j’ai écouté la conférence du Dr Harry Sokol qui m’inspire quelques réflexions.

Le Dr. Harry Sokol, de l’hôpital Saint-Antoine, à Paris, a présenté des résultats d’étude encourageants sur la transplantation fécale contre l’infection à Clostridium difficile qui représente un véritable défi thérapeutique.

Dans le domaine des MICI, les quelques études présentées ne mettent malheureusement pas en évidence de résultats probants et le Dr. Sokol soulignait à juste titre que les patients avec MICI ne sont pas candidats, en l’état de nos connaissances, à la transplantation fécale. Ils ne peuvent y avoir accès que dans le cadre d’études cliniques très limitées comme celle menée à Saint-Antoine pour la maladie de Crohn.

Cette technique ouvre certainement de nouvelles perspectives dans la manipulation du microbiote intestinal mais je pense qu’elle doit être réservée à des situations graves ou rares, en échec de traitement conventionnel et en l’absence d’alternative thérapeutique. Je reste cependant sceptique sur les risques de contamination qu’elle peut induire à moyen terme, et pour lesquels il serait utile de conduire des études complémentaires.

Mais dans la ligne de ces recherches, pour les indications où les résultats sont probants et pour optimiser les chances de réussite, il faudrait réfléchir aussi à mon avis à l’importance de la qualité des selles du donneur et à la possibilité d’enrichir sa flore intestinale avant la transplantation par la prise d’un probiotique de qualité comme le Vivomixx.

De la même manière, pourquoi ne pas d’enrichir celle du receveur ? A ma connaissance ces pistes n’ont pas encore été étudiées.

« il faudrait réfléchir à la possibilité d’enrichir la flore intestinale du donneur et du receveur par des probiotiques »

Pr De Simone, A propos

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