Les patients atteints de Lupus Érythémateux Systémique (LES) présentent un microbiome intestinal particulier, caractérisé par une dysbiose profonde dont l’intensité est proportionnelle à la gravité de la maladie ; l’une des principales conséquences de cette situation intestinale est l’impossibilité de protéger l’individu touché par le LES contre les infections causées par des bactéries intestinales commensales.

Une étude en cohorte menée par le groupe Silverman et publiée dans Annals of Rheumatic Diseases1 a montré une réduction significative de la taxonomie bactérienne commune chez les patients atteints de LES, enregistrant une concentration cinq fois supérieure à la moyenne de Ruminococco gnavus, appartenant à la famille des Lechnospiraceae, accompagnée d’une réduction simultanée des espèces bactériennes considérées comme protectrices. En particulier, un indice de progression de la maladie, en augmentation, correspondait à une diminution des taux de C3 et de C4, accentuant les symptômes néphritiques des sujets.

Les auteurs affirment que le retour à un microbiome plus physiologique pourrait considérablement améliorer la faible réponse immunitaire des personnes atteintes de LES, qui pourraient également bénéficier d’un test d’identification plus sensible pour les stades les plus précoces de la maladie.

Pr De Simone, A propos