Les compléments alimentaires souffrent d’un manque criant de repères de qualité. Le Pr. De Simone suggère la création d’un label pour guider les utilisateurs.

Qu’est-ce qui différencie un grand vin d’un vin ordinaire? Bien sûr, une histoire de terroir, de cépage, de savoir-faire reconnu qui se traduisent  en bouche par une saveur exceptionnelle et une garantie de qualité.

Vous me direz, quel rapport avec les probiotiques ?  Eh bien, de la même façon qu’il existe 1000 Chardonnay anonymes produits aux quatre coins de la planète, il existe aujourd’hui des milliers de formulations probiotiques sur le marché. Les professionnels de santé et les utilisateurs ont hélas bien du mal à s’y retrouver.

La Formulation De SimoneTrop de formulations commercialisées aujourd’hui nuisent à la bonne réputation des probiotiques et je suis navré de voir arriver sur le marché des probiotiques qui n’ont fait l’objet d’aucunes études scientifiques. L’efficacité d’un probiotique repose en effet sur l’origine des souches (humaines ou animales), l’identité, la qualité et la proportion des souches utilisées, la concentration, le procédé de culture, la sûreté d’emploi. A cet égard, tous les probiotiques ne sont pas égaux.

C’est pourquoi je pense qu’il serait utile aujourd’hui de créer un label, à la manière d’une AOC  (Appellation d’Origine Contrôlée) pour garantir une qualité fiable et protéger de toute contrefaçon.

Avec la formulation qui porte mon nom, j’ai entamé cette démarche depuis longtemps de façon à garantir dans la durée les effets bénéfiques du mélange que j’ai créé et qui a fait l’objet de plus de 60 études. J’invite les utilisateurs et les instances réglementaires à réfléchir à cette idée qui pourrait être généralisée.

Pr De Simone, à propos